Depuis l’origine de l’association, nous avons été intégrés au groupe FINC94 (Filière Insuffisance Cardiaque du Val de Marne). Ce groupe, devenu aujourd’hui une association est composée, essentiellement de cardiologues et gériatres du Val de Marne mais aussi de Pharmaciens Hospitaliers et d’officine. Son action, menée hors des circuits du grand public, consiste à réfléchir sur l’amélioration de la prise en charge des patients. Pour ce faire, un certain nombre d’invités participent régulièrement aux réunions.

Lors de la dernière réunion, qui s’est déroulée en Visio pour raison de COVID, un point a été fait sur les nouvelles molécules pouvant apporter un plus dans la prise en charge de l’Insuffisance Cardiaque. Cette liste n’est bien entendu pas exhaustive, mais rend compte des avancées les plus récentes.

Le premier traitement dont vous avez entendu parler vient du monde du diabète. Je vous renvoie au communiqué de la HAS :

qui vous donnera toutes les informations nécessaires. Nous ne doutons pas d’une sortie de crise prochaine et de la prise en compte de ces molécules dans l’arsenal thérapeutique dont bénéficie votre cardiologue.

La molécule suivante, ou plutôt le traitement, est le Vericiguat. Le site Cardio-Online de la SFC en donne un description, par la voie du Professeur Hagège, de l’hôpital Européen Georges Pompidou ( HEGP) :

Lien vers Cardioonline-Verciguat

Une autre molécule présentée a été le MAVACAMTEN. Toujours sur le site Cardio-Online de la SFC, vous trouverez une présentation de cette molécule, en cours d’évaluation :

 

Bien qu’ayant permis des avancées dans la prise en charge des patients insuffisant cardiaque, pendant plusieurs années l’arsenal thérapeutique concernant cette pathologie a peu évolué . L’arrivée sur le marché de l’ENTRESTO en 2017, a mis fin à une assez longue léthargie. Les molécules présentées ici ne concernent pas l’ensemble des patients, mais de nombreux laboratoires s’intéressent à l’Insuffisance Cardiaque. Les développements sont en cours d’étude et dès la l’autorisation de leur utilisation par les autorités nous ne manquerons pas de vous en informer.

Il y a quelques jours, nous avons demandé à certains d’entre vous s’ils connaissaient la Carence Martiale, correspondant à un déficit de l’organisme en Fer. Les réponses ont établi que cette donnée est inconnue de beaucoup et que le taux en est assez peu mesuré. Comme indiqué lors de notre demande, nous avons eu le lendemain une conférence sur le sujet. Le marqueur de la teneur en fer de l’organismes est la ferritine. On peut associer à la carence en fer certains signes et symptômes comme la pâleur, un essoufflement à l’effort, des étourdissements, ou encore une certaine faiblesse. Dans le cadre de l’insuffisance cardiaque mais aussi dans d’autres pathologies comme les cancers, cette carence en fer apparaît avant l’anémie. Pour la détecter on y associe également le coefficient de saturation de la transferrine qui correspond à la possibilité par l’organisme de fixer le fer (Ferritine). Cette carence martiale est très souvent impliquée dans les cas d’Insuffisance Cardiaque, principalement les cas les plus lourds et notamment au décours d’un épisode de décompensation aigue ayant conduit à une hospitalisation. La solution initiale était un traitement médicamenteux en fer sous forme orale, qui avait l’inconvénient de n’avoir des effets qu’après des prises prolongées avec des effets secondaires comme la constipation très prégnants. La solution de perfusion intra-veineuse était limitée avant la mise au point du Ferinject, perfusion qui permet d’injecter des quantités de fer importantes par quantité de 1 gramme contre 300 mg auparavant, conduisant à des effets beaucoup plus rapides, sans effets secondaires avérés.

Forts de cette avancée les laboratoires VIFOR, à l’origine de la mise au point de cette technologie, ont décidé de soutenir le projet du Professeur Thibaud Damy, orienté vers le parcours de soin du patient. Tout comme le groupe FINC, dont il fait partie, ce programme « OPTIM’IC », auquel nous nous sommes associés est orienté vers une meilleure prise en charge du patient. La prochaine réunion nationale est prévue au mois de juin, nous vous en ferons un compte rendu aussi fidèle que possible.

On peut conclure de toutes ces avancés que la prise en charge de l’Insuffisance Cardiaque est au cœur des préoccupations actuelles des cardiologues et que le poids des associations permettra une évolution constante et le maintien d’un niveau d’intérêt soutenu, en rapport avec la prévalence des maladies cardio-vasculaires dont l’Insuffisance Cardiaque est une sorte de convergence.